Saison 2016–17

Patrick Bernatchez

Aphélie

Résidence 17–31.08.2016 Exposition 31.08–02.10.2016
 
 
 
 
 
 
 

Artiste autodidacte, Patrick Bernatchez vit et travaille à Montréal. Ses œuvres ont fait l’objet de nombreuses expositions solos, notamment à la Galerie West Den Haag à La Haye (2015), à la Galerie Bertrand Grimont à Paris (2009, 2012) et au Künstlerhaus Bethanien à Berlin (2010). Il a participé à plusieurs expositions collectives, manifestations et foires d’art contemporain, entre autres au Fresnoy Studio National des Arts Contemporains à Tourcoing (2014), au MASS MoCA (2012) et au Musée national des beaux-arts du Québec (2008, 2010). En 2010, il a été le finaliste québécois pour le Prix Sobey pour les arts. Son travail a fait l’objet d’une exposition majeure intitulée Les temps inachevés au Musée d’art contemporain de Montréal (2016) et au Casino Luxembourg (2015). Des fragments de ce projet ont également été présentés au Centre Argos à Bruxelles (2015) et à la Power Plant Contemporary Art Gallery à Toronto (2016).

Merci à
Simon Zagari,
Nancy Belzile,
Brigitte Henry.
Pour leur contribution au projet Aphélie 1.

Merci à l’équipe de l’Écart pour l’accueil et leur immense générosité de temps, d’espace et d’esprit.

La pratique artistique de Patrick Bernatchez se construit à la manière d’un objet fractal où chaque oeuvre renvoie à un tout. Au cours de la dernière décennie, la mort et le temps deviennent les piliers fondamentaux de son travail. Artiste multidisciplinaire, il pratique le dessin, la gravure, la peinture, la photographie, la vidéo, l’installation, la musique et le son. Son travail fascine par la façon dont ses œuvres entrent en dialogue pour créer des projets conceptuels d’envergure. Dans le cadre d’une résidence à l’Écart, l’artiste tente d’élaborer un système lui permettant de détourner la trajectoire naturelle du soleil pour la rediriger. Ce geste est l’occasion d’une observation concrète et quotidienne du mouvement de la terre. Un microphénomène est observé chaque jour à une heure précise puis la lumière est réfléchie par un jeu de miroirs disposés d’un bout à l’autre de la salle. Le faisceau lumineux sillonne l’espace obscurci un bref moment pour en capter la trace sur un papier photosensible. Cet espace d’essais lui permet d’amorcer une réflexion sur la perception, la mémoire et la connaissance.

En parallèle à ces expérimentations, Patrick Bernatchez fait un retour à son projet sonore Goldberg Experienced.03 (77k 1er, 2e et 3e mouvements) dans lequel il explore les Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach en manipulant 8 tourne-disques en simultané. Dans le cadre du Festival de musique émergente, il en profite pour déroger aux règles implicites de ce projet et explorer une palette sonore plus large en s’aventurant aux limites du chaos.