Saison 2018–19

Mélanie Myers
Ce qui touche au sol III

Exposition 14.03–14.04.2019 Vernissage 14.03.2019 à 17h
Stone Laid : Wet vs Dry, 2017 
 
 

Mélanie Myers vit et travaille à Hull où elle enseigne la sculpture à l’Université du Québec en Outaouais. Elle est titulaire d’une maitrise en arts visuels du Nova Scotia College of Art and Design (2013) et d’un baccalauréat en arts et design de l’UQO (2008). Son travail a été présenté lors d’expositions solos à la galerie de l’UQO à Gatineau (2017), à la Karsh-Masson Gallery à Ottawa (2017) ainsi que dans le cadre de plusieurs expositions collectives canadiennes, notamment à la galerie Anna Leonowens à Halifax (2013), à la Forest City Gallery à London (2016), au SAW Video à Ottawa (2018) et prochainement à la Galerie 17/18 à Ottawa (2019).

Le travail de Mélanie Myers s’inscrit dans la tradition du paysage et questionne l’aménagement urbain. Elle touche des thèmes comme le simulacre, la cohabitation, la précarité et la contrainte. Ses installations explorent l’architecture du paysage municipal et les stratégies du parcours. Elle réplique ces habitats et les altère en imposant des trajets délimités, accidentés et même obstrués.

Ce qui touche au sol III est composée de grands dessins réalisés au crayon de bois dans lesquels cohabitent des éléments organiques et architectoniques – des endroits ordonnés ou déréglés. L’installation de Myers suggère l’idée d’organisation et de standardisation de l’espace privé et public et propose sous forme d’aménagement incitatif et immersif des bribes de paysages urbanisés. Les œuvres disposées au sol aménagent l’espace et guident les visiteurs dans leurs déplacements. D’autres structures agissent comme des dispositifs de présentation de dessins qui défient la perspective de l’image.

« Par ses transcriptions de paysages artificiels configurées au sol et orientées hors de la blancheur des murs, Mélanie Myers incite le spectateur à visiter l’espace d’exposition différemment, à l’observer de bas en bas et à déambuler à même l’évidence de la réalité altérée d’ici-bas. »

— Jean-Michel Quirion