Saison 2000–01

Finissants du Baccalauréat Interdisciplinaire en Création visuelle de l’UQAT

Exposition 27–29.04.01

Les finissants du programme vous offrent leur toute dernière production. Les artistes :

Claudie Letendre, Éricka Carrier, Chantale Lafrance, Martin Beauregard et Benoît Paquin.

Claudie Letendre
Auto-Vutrivian

Oeuvre autoportrait inspirée d’un grand-maître : Léonard de Vinci. Comme oeuvre synthèse, l’autoportrait est une excellente manière pour apprendre à se connaître soi-même, de discerner ses limites propres. De repousser les limites de la pudeur à l’extrême. C’est en quelque sorte une mise à nu, sans toutefois rendre public ce que je garde pour moi. Les éléments clés de ma production y sont pleinement présents, soit le corps de la femme, ainsi que l’accumulation : parties qui ne veulent rien dire sans la cohabitation des multiples parties d’un même tout. Par cette oeuvre, lieu de prédilection engendré par un amoncellement de sens significatifs pour moi, je vous livre un univers, mon univers. Je regarde le regardeur qui me regarde à son tour. Rien d’exhibitionniste en soi, une mise à nu pudique.

Éricka Carrier

Les déguisements, les masques et tout ce qui a attrait au camouflage me préoccupe particulièrement. Les êtres changent selon les influences qu’ils adoptent. Ils ne sont plus les mêmes ou plutôt, on ne les voit plus de la même façon. Pourtant, ils sont ce qu’ils étaient au départ, mais derrière une façade. Cette façade est inconsciemment devant chacun de nous.

Chantale Lafrance

Le corps dégage à sa façon une gamme très variée d’émotions. À travers la sculpture et dans sa relation avec la matière, je m’interroge constamment sur l’aspect émotionnel engendré. Je crois que le fait d’entrer en intimité avec le médium lui confère une énergie émotionnelle.

Je veux permettre à l’oeil d’entrevoir en même temps les deux côtés de la vie (physique/spirituel). Pour atteindre cet objectif, je construis et « déconstruis » la mécanique corporelle, je l’assemble, la modifie et la transforme en me laissant bercer par la matière.

Pour un instant, appliquer ce qui nous tenaille et ce qui nous chavire à l’intérieur, à ce qu’on ne perçoit plus même au fil du temps, pour redonner une vision autre que celle que nous possédons.

Martin Beauregard

Bonjour, je m’appelle Martin Beauregard. Mes trucs sont plus ou moins interdisciplinaires, parfois moins performances, parfois plus ou moins art visuel, mais la plupart du temps, je m’amuse à bricoler des objets en y intégrant le regardeur. Je n’ai pas vraiment de menu régulier, mais plus un menu du jour. Mes trucs sont des assemblages hybrides et fantastiques avec une pincée de spectaculaire aux couleurs sucrées et tonifiantes. Pour les fabriquer, je récupère des rubans adhésifs, du plastique et des produits cartonnés. Mes objets sont pratiques et compacts, on peut les entrer dans la voiture. Il s’agit de construire un semblant de réalité qui demeure illusoire. Faire comme si c’était vrai, s’imaginer des histoires, s’inventer des univers. Un peu comme un enfant qui s’amuse à construire des objets qu’il crée lui-même ou merveilles : « Occupez-vous du sens, les mots se débrouilleront bien par eux-même ». Je veux faire un voyage dans l’espace, une exploration, la conquête d’une idée que je bâtis au jour le jour sans organisation préalable. C’est une expédition, l’étude de carte et l’analyse de plans. Je suis ma course et celle des choses. Je vie dans un espace, dans une zone de circulation. Je butine les fleurs. Je veux conter une fable, une allégorie, sans me préoccuper de sa morale ni de ses fins…

Benoît Paquin

Benoît Paquin s’interroge sur la notion de l’héroïsme.

Être ou ne pas être un Héros, voilà toute une question?

On devient Héros par ses exploits, par ses réalisations; ce n’est certainement pas en restant dans son salon en attendant son héroïsme, son rêve. Mettre les énergies pour atteindre son but. Sortir de son sous-sol pour se montrer, s’exposer. Tout comme le fait l’artiste qui dévoile ses oeuvres lors d’une exposition.

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