Saison 2021-22

Alexis O’Hara
Atom Cianfarani
The Cloud

À venir Résidence 11-23.06.22 Sortie de résidence 22.06.22

The Cloud. Omniprésente, cette expression évoque un espace vague où logent nos données. Tout y est emmagasiné : documents historiques et découvertes scientifiques, art, musique, mèmes, courriels personnels, réseau indistinct de transactions financières et innombrables « renseignements ». En tant que consommateur.trice.s et citoyen.ne.s, nous avons été libéré.e.s de l’entreposage physique de nos photos et de nos fichiers, autrefois accumulés dans des albums, sur des disques durs et dans les rayons de bibliothèques. Aujourd’hui, tout vit in The Cloud. Le nom suggère un emplacement propre, nébuleux, ce nuage dans le ciel. En réalité, l’accumulation excessive de données et les chaînes de blocs qui fonctionnent avec un moteur ont mené à la prolifération de vastes centres de serveurs et de données nécessitant de grandes ressources. Comme toujours, le capitalisme nous pousse vers l’excès : plus d’appareils, plus de données, plus d’entreposage, plus de serveurs, plus de cryptomonnaies, plus de biens (JNF), plus d’extraction de minerais, plus de coupes à blanc, plus de d’usines massives de refroidissement, plus… 

Cette résidence est possible avec le soutien du Festival TransAmériques, dans le cadre des Respirations du FTA.

Le duo transdisciplinaire et bilingue Et tu, Machine est formé des artistes Alexis O’Hara et Atom Cianfarani. Suivant la phrase emblématique de Jules César « Et tu, Brutus », Et tu, Machine évoque la trahison de la technologie et la malédiction du consumérisme moderne, tandis qu’A2 Machine réfère au fait que la machine est opérée par deux personnes dont les prénoms commencent par « A ». 

À travers ses performances et ses installations écoresponsables, le collectif aborde misogynie, privilège blanc, hétéronormativité et réchauffement climatique avec humour et absurdité, comme en témoigne son plus récent projet OUFF, créé à La Chapelle Scènes Contemporaines en mai 2019. Et tu, Machine cherche à détourner la fonction première des matériaux et à rejeter les impératifs de production dans un esprit total « d’ingénierie queer ».