Saison 2015–16

Christophe Barbeau

Dans le but de décentraliser nos activités et de favoriser l’échange sur tout le territoire, nous prévoyons filmer cette table ronde sur vidéo. 1

Résidence 02–12.11.2015 Exposition 29.01–28.02.2016
 
 
 
 
 
 

Détenteur d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université Laval (2015), Christophe Barbeau vit et travaille à Québec. Son travail a été présenté dans plusieurs galeries et centres d’artistes, notamment à la Villa Arson en France (2014), à L’Œil de poisson (2015), au Centre de diffusion et de production VU Photo (2015) et à la Galerie des arts visuels (2014). Il explore aussi l’espace de la performance comme espace d’exposition et a entre autres présenté son travail au Lieu à Québec (2015), à la Fonderie Darling à Montréal (2015) et au Mobius à Boston (2015).

À la suite d’une résidence de recherche dans les archives de l’Écart et du CAAVAT (Centre des artistes en arts visuels de l’Abitibi-Témiscamingue) en novembre dernier, Christophe Barbeau propose une exposition basée sur ces archives, en portant une réflexion sur les concepts de mobilité de l’art (et de l’artiste) et des structures d’exposition. Ces idées ont occupé une place importante dans l’histoire du centre, que ce soit avec les symposiums (1989, 1993, 1997), L’Échangeur (2000), Le Festival de performance de Rouyn-Noranda et la Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda (2002 à 2014), ou Trafic Inter/nationale d’art actuel en Abitibi-Témiscamingue (2005). Sans adopter le rôle de commissaire, Christophe Barbeau sélectionne des archives, des fragments d’œuvres et des artéfacts d’expositions pour élaborer de nouvelles installations. Prenant en considération l’historique de chaque lieu où il expose, il constitue de nouveaux scénarios en prenant en compte les usages passés de l’espace, son architecture et certains de ses objets, tant artistiques qu’usuels. L’artiste confronte son travail à la mémoire du lieu de même qu’à celle du public. Différentes stratégies de reconstitution et de réappropriation sont explorées : la réactualisation – par la copie, le facsimilé – d’œuvres appartenant à l’histoire de l’art, la commande d’œuvres à d’autres artistes et le travail sur l’archive. Ces formes de collaborations contribuent à brouiller la notion d’auteur et visent à créer un réseau complexe de références. Il interroge la nature de l’œuvre, la relation à l’«authorship» que l’on lui accorde ainsi que les notions mêmes de commissariat et d’exposition.