O C
 
ACCUEIL   |   CONTACT   

 
 


   PROGRAMMATION | ARCHIVES
   


   

 

Exposition du 4 mai au 3 juin 2012


Commissaire: ROCK LAMOTHE ROUYN-NORANDA

ANDRÉANE BOULANGER ROUYN-NORANDA

MARIE-ÈVE DUBÉ VAL-D'OR

GENEVIÈVE ET MATTHIEU ROUYN-NORANDA

JULIE MERCIER ROUYN-NORANDA

CHRISTIAN MESSIER QUÉBEC

GABRIEL MOREST MONTRÉAL

C’est l’insolite, l’étonnant et le surprenant qui retient l’attention dans cette exposition. Le bon savoir-faire de l’art est revu et même corrigé dans ces œuvres. Les artistes sélectionnés démontrent la connaissance des codes de la peinture, ils les détournent ou les utilisent volontairement à leur gré. Pour le message, les mêmes façons de faire s’appliquent, il est présenté d’une manière directe et même crue, ainsi le filtre entre l’artiste et le regardeur est presque aboli. Ce lieu permettant l’élaboration du discours savant des spécialistes (philosophe, sociologue, entre autres) se déplace sur d’autres considérations.


Au plan historique, MÉCHANTE PEINTURE fait directement référence au mouvement Bad Painting (dont la traduction littérale est «mauvaise peinture»). Il apparaît en 1978 par le titre de l’exposition de Neil Jenney au New Museum de New York. Pas uniquement américain, il prend d’autres appellations selon le pays, une peinture figurative, colorée Néo-expressionnistes ou Nouveaux Fauves en Allemagne, Trans-avant-garde en Italie et en France, Figuration libre. À l’extérieur des États-Unis, sa dénomination est beaucoup plus positive avec ce rapport à la liberté. En fait, elle se libère de quoi? Dans le années 1960 et 1970, plusieurs courants de l’art contemporain reposent sur une économie de moyens (abstraction géométrique, art minimal, art conceptuel, entre autres), un art rigoureux et intellectuel. En réaction à ces courants, plusieurs jeunes artistes s'inspirent des arts dans la rue, une culture et une idéologie marginale (punk, rock, afro-américain…). C’est ainsi que ce nouveau mouvement se développe. Il regroupe des artistes d’origines et d’horizons très différents qui se lient par les idées novatrices développées par leur peinture.


En plus d’être en réaction contre les formes d’art établies, ces artistes apportent une forme de protestation contre le capitalisme et la société de consommation. C’est pourquoi on retrouve dans certaines œuvres des supports non conventionnels et récupérés dans le quotidien, des thématiques qui parlent de cette société, de la violence, de la sexualité, de la souffrance et des bonheurs des gens ordinaires, etc. Une peinture narrative pleine de liberté.


Il n’y a pas de règle de construction générale et applicable dans ces œuvres; l’artiste les pose et les détermine librement, elles sont strictement personnelles en faisant abstraction des convenances établies.


Les artistes de MÉCHANTE PEINTURE questionnent les représentations et les codes traditionnels de la peinture, en créant un espace où la hiérarchie entre cultures élitiste et populaire s’estompe. Les contraintes ainsi levées, le geste créateur est empreint d’une grande liberté autant dans les thématiques abordées que dans la manière d’en rendre compte.


Rock Lamothe, commissaire

Rock Lamothe vit et travaille à Rouyn-Noranda. Professeur en arts plastiques à l’UQAT depuis 1981, il est détenteur d’un doctorat en Esthétique, Sciences et Technologie des Arts de l’Université de Paris VIII. À son actif, il compte de nombreuses expositions individuelles et collectives. Il a réalisé depuis 1987 près d’une quinzaine d’œuvres intégrées à l’architecture. Il a aussi agi à titre de commissaire invité pour les expositions Les Cinq plaisirs capiteux (2009) et Excès et désinvolture présentée à Montréal (2010).

 

Marie-Ève Dubé, Sans fil, 2012. ©Karine Barette

MARIE-ÈVE DUBÉ

Dans le travail de Marie-Ève Dubé, le message prime d’abord et avant tout et il est traité d’une manière brute. Contre la surconsommation, elle travaille sur des supports à portée de main qui reçoivent des interventions simples avec des matériaux variés pour rendre compte du changement de notre monde imposé par l’univers des technologies.


Native de Saint-Clément dans le Bas-Saint-Laurent, Marie-Ève Dubé vit et travaille à Val-d’Or. Suite à plusieurs formations privées, elle obtient un premier certificat en peinture (2011) et poursuit actuellement ses études en vue d’obtenir un deuxième certificat en arts plastiques à l’UQAT. Artiste de la relève, sa production a été principalement présentée dans des expositions collectives dont au Centre d’exposition de Val-d’Or (2011) et au Centre d’art Rotary de La Sarre (2009).


Andréane Boulanger, Glow in the dark, 2012.

ANDRÉANE BOULANGER

Andréane Boulanger propose des enchevêtrements d’histoires puisées dans son environnement médiatique, qui n’ont pas nécessairement de liens entre elles, pour créer des récits improbables. Par le collage d’images peintes, ses compositions favorisent des rapprochements d’événements distincts desquels se dégage une grande ambigüité.


Née à Val-d’Or et résidente à Rouyn-Noranda, Andréane Boulanger détient un certificat en peinture (2011) et complète actuellement deux autres certificats à l’UQAT, l’un en arts plastiques et l’autre en cinéma. En performance, elle a participé à plusieurs évènements dont Abitibi en action au Lieu à Québec (2009) et la Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda (2006 et 2010). En peinture, elle a exposé en solo à L’Écart (2009) et a participé à plusieurs expositions collectives au Québec. Elle a siégé à plusieurs jurys et a remporté une bourse du Fonds des arts et des lettres de l’Abitibi-Témiscamingue (2012).

 

Geneviève et Matthieu, Le menhir, 2012.

GENEVIÈVE ET MATTHIEU

La générosité et la surprise créées par l’univers exalté de Geneviève et Matthieu se composent de mises en scène ludiques à partir du pictural et du sculptural. Par le choix de réunir des supports et des matériaux atypiques pour recevoir une palette de couleurs diversifiées, ils forcent le regardeur à se questionner sur la définition même de la peinture. Ses limites sont ici revisitées.


Geneviève Crépeau et Matthieu Dumont forment un collectif d’artistes à Rouyn-Noranda. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de l’UQAM (1997) tandis qu’il détient un baccalauréat interdisciplinaire en création visuelle de l’UQAT (2000). Leurs productions en musique, en performance et en installation interdisciplinaire ont été présentées dans plusieurs festivals et symposiums importants au Québec ainsi qu’à Ottawa, Toronto, New York et Bourges. Travaillant tous deux depuis plusieurs années à L’Écart, ils sont également les directeurs de la Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda et ont reçu plusieurs bourses du CALQ.

 

Julie Mercier, Marilyn Samourai, 2010. ©Maude Lafleur

JULIE MERCIER

« 6 855 272 607 êtres humains sur cette planète, 6 855 272 607 grains de litière agglomérant dans la salle de bain de mon chat, comment se fait-il que l’on prenne la peine d’avoir une identité ». Par cette introduction dans sa démarche, Julie Mercier porte un regard sur notre insignifiance à nous prendre au sérieux autant dans nos succès que dans nos échecs. Peuvent-ils changer le monde?


Originaire de La Sarre, Julie Mercier vit et travaille à Rouyn-Noranda. Après des études en enseignement de l’histoire, elle se réoriente et obtient un certificat en arts plastiques de l’UQAT (2010). Artiste de la relève, son travail a été présenté au Cabaret de la dernière chance (2010) et plusieurs fois dans des expositions collectives dont au Centre d’art Rotary de La Sarre (2009) et au Palais des arts Harricana à Amos (2010).

Christian Messier, La forêt s'en vient, 2009.

CHRISTIAN MESSIER

L’étrangeté dans les œuvres de Christian Messier se développe principalement par les opérations picturales volontairement sans règle. En étudiant les mécanismes de création maladroite et naïve d’œuvres récupérées, il en reconstruit d’autres empreintes d’humour et de désinvolture. Son travail en peinture dégage une charge expressive autant par les sujets (souvent le portrait) que par des gestes utilisés pour en rendre compte.


Détenteur d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval (2007), Christian Messier vit et travaille à Québec. Artiste multidisciplinaire, sa pratique se développe principalement en performance et en peinture. Il a participé à plusieurs événements au Québec et dans plusieurs pays. Son travail en peinture a été présenté quelques fois au Québec. Récipiendaire de plusieurs prix et bourses, Christian Messier est aussi directeur et fondateur de Punctum, une revue Web qui porte sur les arts visuels au Québec, associée à Pagede.com, un portail de portfolios d’artistes contemporains québécois.

Gabriel Morest, Le grand chambardement, 2011.

GABRIEL MOREST

Gabriel Morest témoigne dans ses œuvres de certaines idéologies de la culture de masse. Par l’accumulation de représentations puisées entre autres dans la publicité et le cinéma, il crée des récits qui témoignent de l’aliénation de la consommation. Cette accumulation se poursuit également dans l’utilisation de différents procédés picturaux. Exploré avec fougue, le geste plus « juste » côtoie sans gêne le geste plus abandonné.


Natif de Gatineau, Gabriel Morest vit et travaille à Montréal. Détenteur d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM (2009), sa pratique oscille entre la sculpture, la peinture et la performance. Son travail a été exposé à Gatineau, à Montréal et en France. Cet artiste de la relève est récipiendaire de quelques prix dont le prix McAbbie en peinture et la mention du jury pour le prix Albert-Dumouchel. Il est membre actif de deux collectifs : 1X1X1, qui a pour but de construire un dialogue multidisciplinaire entre l’art et l’architecture, et Le Grand Cercle Traumatique, un regroupement d’artistes d’horizons esthétiques différents qui travaille sur des projets collectifs.

 




Vernissage
vendredi 4 mai 2012, 19 h

Table ronde avec les artistes et le commissaire dimanche 6 mai 2012, 14 h


   
    retour