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Cynthia Girard-Renard, Les Fleurs animales, 2017, huile sur toile,

95 x 70 cm. Photo : Guy L’Heureux.

LES FLEURS ANIMALES

Exposition du 21 avril au 28 mai 2017

Commissaire et artiste :

CYNTHIA GIRARD-RENARD MONTRÉAL

ELEANOR BOND WINNIPEG/MONTRÉAL

YVETTE BRACKMAN COPENHAGUE

AMELIA GARRETSON-PERSANS PORTLAND

ANDRÉANNE HUDON MONTRÉAL

MONIQUE RÉGIMBALD-ZEIBER MONTRÉAL

 

La nature est ce que nous savons sans avoir l’art de l’exprimer.
Emily Dickinson

Le point de départ de l’exposition Les Fleurs animales consiste en une ramification entre l’animal, le végétal et le féminin. On pourrait voir la fleur comme une métaphore de l’artiste en tant qu’agent de pollinisation qui s’adapte à l’environnement pour créer de nouvelles possibilités, tant génétiques que culturelles.

À partir du corpus d’œuvres de peintures animalières intitulé Nos maitres les fous, j’ai pensé inviter des artistes à m’accompagner dans ce projet pour parler d’espaces transitoires, mais aussi de résistance contre la réification de l’expérience des femmes, de la nature végétale, minérale et animale : le corps du monde.

Sous l’influence d’Emily Dickinson, la nature devient actrice, les chenilles deviennent amoureuses, les fleurs polysexuelles et le politique flirte avec le floral tel un dandy boutonneux.

J’ai choisi ces artistes parce qu’à leur façon, elles réinscrivent le féminin et le végétal dans une pratique intime et poétique. Cette exposition est un jardin vivant de pratiques narrant la complexité du vivre ensemble.

Cynthia Girard-Renard

 

Eleanor Bond, Sans titre, 2017, huile sur panneau de bois, 30 x 40 cm.

 

ELEANOR BOND
Winnipeg/Montréal

Sur de petits panneaux de bois, Eleanor Bond peint des univers singuliers où le végétal rencontre le minéral et l’animal. Inspirée des écrits de Jane Bennet, particulièrement de Vibrant Matter : A Political Ecology of Things (2010), Bond nous convie à un espace pictural de métamorphose et de mouvement, nous rappelant qu’au-delà de l’humain, nous sommes aussi et avant tout matière vibrante.

Eleanor Bond est connue pour ses peintures de grands formats d’espaces architectoniques et urbains. Sa pratique étudie les expériences sociales de collectivité, les utopies et les propositions visionnaires ainsi que les espaces de transition. Bond a exposé à la Biennale de São Paolo en 1987. Elle a depuis participé à de nombreuses biennales internationales et expositions collectives et a entre autres exposé en solo au Musée d’art contemporain de São Paulo, au Centre d’art contemporain Witte de With à Rotterdam, au Clocktower à New York et au Musée d’art contemporain de Montréal. Elle vit et travaille à Winnipeg et à Montréal où elle est professeure associée au département Studio Art de l’Université Concordia.

 

 

Yvette Brackman, Head (Mothers and Sisters), 2015, textile et papier.

 

YVETTE BRACKMAN
Copenhague

Les femmes robes rebelles et têtes décapitées de Brackman ont été conçues à partir de foulards achetés de seconde main à Paris. Des motifs orientaux et occidentaux s’y chevauchent et font référence aux corps de femmes combattantes de la guérilla peshmerga du Mouvement de libération kurde ou des guerrières amazones du Dahomey. Ces femmes nous rappellent la beauté et l’horreur des luttes révolutionnaires.

Yvette Brackman est une artiste étatsunienne qui vit et travaille à Copenhague. Son travail aux qualités performatives utilise des méthodes associées aux jeux de rôles, à la mémorisation, à la théâtralisation et à l’échange. Sa pratique explore les concepts de narration et de récit des relations sociales. Ses projets tressent des liens entre la mode, le design et le théâtre comme stratégies pour questionner le spectateur. Les thèmes récurrents dans son travail sont la survivance culturelle et l’adaptabilité de même que les effets de certains systèmes politiques. Ses expositions les plus récentes ont entre autres été présentées au centre Vox Populi à Philadelphie (2017), à la North Coast Art Trienniale au Danemark (2016), à la Biennale d’art contemporain à Moscou (2013) et à la Liverpool Biennial au Royaume-Uni (2012).

 

Amelia Garretson-Persans, extrait de l’oeuvre vidéo Flower Study, 2017.

 

AMELIA GARRETSON-PERSANS
Portland

Flower Study est inspiré des premières femmes animatrices de Disney sur le film Fantasia (1940) et présente la tentative d’Amelia Garretson-Persans d’atteindre un moment cinématique idéal dans son atelier. En se concentrant sur l’observation et l’incertitude, son projet cherche à rendre hommage au travail des femmes cinéastes et animatrices, oubliées de l’histoire, et à redonner de la valeur au processus et à ce qui a été considéré comme «féminin» mineur dans l’histoire de l’art et du cinéma.

Amelia Garretson-Persans est une artiste multimédias dont la pratique chevauche le cinéma, l’installation et l’écriture. Ses recherches font s’entrecroiser la psychologie, les effets spéciaux, l’illusion cinématique, les stratégies féministes et les fantômes. Elle est bachelière en beaux-arts de l’Université Concordia à Montréal (2008) et détient une maitrise du Maine College of Art à Portland (2016). Son travail interdisciplinaire prend plusieurs formes : le film, l’animation et l’installation vidéo interactive. Elle vit et travaille à Portland.

 

Andréanne Hudon, Sans titre, 2016, aquarelle, 25 x 27 cm.

 

ANDRÉANNE HUDON
Montréal

La pratique d’Andréanne Hudon s’ancre dans le trouble du végétal; ses œuvres sont comme des fragments de cabinet de curiosités, étranges et fascinants à la fois, mais surtout déstabilisants. Issus d’une pratique intuitive et poétique, ses récents projets forment un herbier, collection de créatures chimériques, de plantes oniriques, de spécimens monstrueux, toutes manifestations d’un inconscient naturalisées par le langage symbolique.

Artiste multidisciplinaire, Andréanne Hudon vit et travaille à Montréal. Diplômée de l’Université Concordia à Montréal (2012), elle termine actuellement une maitrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Son travail a été exposé au Canada, en Europe et au Mexique.

 

Monique Régimbald-Zeiber, vue de l’atelier, 2016. Photo : Paul Litherland.

 

MONIQUE RÉGIMBALD-ZEIBER
Montréal

La pratique de Régimbald-Zeiber nous invite par la nature morte et l’utilisation du texte à réfléchir au travail des femmes. Ses œuvres picturales sur lin rappelant des mantras nous convient à un festin mnémonique de citations d’écrivaines dans un travail laborieux d’écriture-tissage, telles des performances picturales de longue durée avec une énergie vibrante de répétition. Le processus et le travail de mémoire sont au cœur de la pratique de Régimbald-Zeiber, la durée et le temps s’y déploient, nous rappelant métaphoriquement le quotidien dur et laborieux des femmes dont le travail est souvent oublié.

Monique Régimbald-Zeiber vit et travaille à Montréal. Très tôt, elle s’intéresse à l’écriture et au politique dans l’art. En 1980, elle obtient un doctorat en littérature de l’Université McGill à Montréal qui propose une lecture croisée des écrits et des pratiques picturales de l’Avant-garde russe. Elle a été professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM de 1992 à 2012. Peintre depuis une vingtaine d’années, elle développe une démarche qui interroge la construction du regard et de l’histoire, en particulier celle des femmes. Elle le fait dans et par des croisements de peinture et d’écriture. Ses œuvres figurent au sein de diverses collections dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée d’art contemporain de Montréal et de la Galerie de l’UQAM. Son travail a été présenté au Québec, au Canada et en Europe.

 

CYNTHIA GIRARD-RENARD
Montréal

Les Fleurs animales met en scène des animaux imitant les activités humaines : ils discutent de politique, de leur désir sexuel, de leur mal-être et expriment leurs opinions sur les crises sociales contemporaines telles que le flux migratoire en Europe, la question de la femme, etc. Ce sont des animaux lubriques, activistes et critiques qui, sur un ton sarcastique, nous parlent de l’aliénation du vivre ensemble contemporain. Les tableaux de grand format nous rappellent les portraits historiques. Ici, il y a renversement: ce sont les animaux qui font l’Histoire, et les problématiques liées à l’anthropocène sont illustrées de façon des plus satiriques! Avec ce nouveau projet, Cynthia Girard-Renard convie le spectateur à un festin pictural, à un carnaval où, pour un instant, les rôles sont inversés et où les dominés se jouent de l’ordre dominant par un mimétisme loufoque.

Cynthia Girard-Renard détient une maitrise en beaux-arts du Goldsmiths College à Londres (1998). Depuis plus de 20 ans, elle expose activement son travail au Canada et sur la scène inter-nationale : Thousand Plateaus Art Space, Chengdu, Chine (2011); Dunlop Art Gallery, Régina (2010); Musée national des beaux-arts du Québec (2010); September Gallery, Berlin (2009); Künstlerhaus Bethanien, Berlin (2009); SPACE, Londres (2006). Notons son exposition solo Fictions sylvestres au Musée d’art contemporain de Montréal en 2005 et sa participation à la Triennale québécoise de 2008. Ses expositions individuelles les plus récentes ont été présentées en 2015 au centre Uma Certa Falta de Coerencia au Portugal et en 2016 à la galerie Hugues Charbonneau à Montréal.


 




Vernissage
vendredi 21 avril 2017, 19 h

Une performance costumée de Cynthia Girard-Renard avec lecture de poésie sera présentée lors du vernissage


   
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