© Marnie Weber

 

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Commissaire

Né à Moncton en 1974, Stefan St-Laurent détient un baccalauréat en arts médiatiques de l'Université Ryerson à Toronto. Ses performances et ses bandes vidéos ont été exposées dans plusieurs galeries canadiennes et internationales y compris à YYZ à Toronto, à la Galerie d'art d'Ottawa, à Western Front, Vancouver, au Centre national de la photographie à Paris, à la Art Gallery of Nova Scotia à Halifax et au Centre d'art contemporain de la Basse-Normandie en France. Il a été directeur de la programmation du Festival international du cinéma francophone en Acadie (1993-2000) à Moncton et programmeur pour Images Festival of Independent Film & Video (1998-2000) à Toronto. Il est actuellement commissaire à la Galerie SAW à Ottawa.

 

Artistes

 

Kids on TV (Toronto). La musique de ce groupe, formé en 2003, explore les mondes punk, no-rave, électro, soul et rock expérimental. Leur travail fait abondamment référence à l’histoire et aux artistes queer. Ils ont lancé en 2007 l’album Mixing Business With Pleasure et ont récemment collaboré avec Yo Majesty, Boy George et Man Parrish. En 2006 et 2007, ils ont tourné en Europe avec Gang of Four, Crystal Castles, Ladytron, Dat Politics, Angie Reed, Les Georges Leningrad et Lesbians on Ecstasy. Kids on TV organise régulièrement des évènements dans des bains publics, des entrepôts, des écoles. Aussi vidéastes, les Kid on TV modulent leur récital énergique d’environnements vidéographiques.  www.kidsontv.biz

 

Sylvie Crépeault (Rouyn-Noranda). Artiste de la relève, Crépeault s’interroge sur le comportement de l’être humain dans la société actuelle. Ses réalisations font écho aux images diffusées par les medias de masse, les magazines et la société de consommation. Elle questionne également les pressions sociales exercées sur le corps, l’exploitation de la femme, les défilés de mode ainsi que « l’esthétiquement correct ». Elle interroge l’identité féminine en jouant différents personnages en proie à des conditions existentielles fictives. Pour la Biennale, l’artiste utilise le blanc, comme une absence, un silence, une disparition, dans une performance à la recherche d’une réalité amplifiée, parodique et héroï-comique d’un monde inspiré de l’opéra rock.

 

Alexis Bellavance (Montréal). Oeuvrant dans plusieurs disciplines, Bellavance aborde des thèmes où ses réflexions lunatiques se mêlent au silence, aux bruits, aux détails du temps, à ses reliefs. Ses observations sont transmises sous plusieurs formes : art audio, photographie, performance. Il a présenté ses œuvres en plusieurs endroits au Canada, en Europe et en Asie. Il est également cofondateur du festival de  performance Viva! Art Action à Montréal. Dans le cadre de la Biennale, il aura une table comme partenaire de performance.

 

M. Lamar (New York). Figure culte sur la scène musicale new-yorkaise, M. Lamar (Reginald Lamar) marie l’opéra au travestisme pour produire des spectacles qui déstabilisent les formes traditionnelles de l’art lyrique. Jouant souvent avec les stéréotypes de la prima donna ou de la diva, Lamar aborde une panoplie de thèmes contemporains, incluant le fétichisme de la femme et de l'homme noirs. À l’origine ténor, Lamar présente maintenant des spectacles solo où il prend à la fois le rôle du ténor, de la soprano, du pianiste, de la diva et du technicien dans une prestation inhibée et intimiste. www.mlamar.com

 

Céline B. La Terreur (Montréal). Artiste multidisciplinaire, Céline B. La Terreur affectionne particulièrement la performance, la vidéo et la peinture dite figurative. Fascinée depuis son plus jeune âge par le syndrome de la personnalité multiple, elle prétend être simultanément une dessinatrice rigoureuse, Maria Callas et la chanteuse d’un groupe obscur de musique électro. Elle a présenté plusieurs expositions en solo dont une à la Galerie Joyce Yahouda en 2008 et expose présentement à L’Écart La divine tragédie : 1997, hommage à la cantatrice Maria Callas. Au programme : une performance de l’obscur groupe Les Céline B. La Terreur.  www.laterreur.com

 

Ron Athey (Los Angeles). Artiste de la performance au renom international, Ron Athey présentera le résultat de sa collaboration amorcée en 2004 avec la cantatrice soprano et musicologue Juliana Snapper. Cette collaboration a conduit à la réalisation de The Judas Cradle, un duo opératique dramatique qui mêle techniques vocales exacerbées de l’opéra, musiques de  Puccini et Debussy et mémoires de Genet. The Judas Cradle se situe à l’époque de l’Inquisition alors que sur scène, des projections vidéos renvoient au scandale d’Abou Ghraib, exposant le concept de torture en écho à une scène de glossolalie. www.ronathey.com

 

Alain Desrochers (Rouyn-Noranda). Comédien, metteur en scène, concepteur d’éclairage, accessoiriste et plus encore, Alain Desrochers travaille dans le domaine théâtral. Depuis la 3e Biennale, où il proposait une première performance, l’artiste s’intéresse davantage à l'art performatif. Il fait de son corps la matière première de ses interventions, le dénaturant et le défigurant, faisant resurgir un abject personnage dont le caractère androgyne feint illustre la perversion des rapports soumis aux stéréotypes sexuels. Desrochers présentera une adaptation inattendue du Lac des cygnes.

 

Marie Andrée Rho (Montréal). Marie-Andrée Rho s’est manifestée au Québec et à l’étranger. Elle a participé à plusieurs évènements artistiques et résidences en Allemagne, en République Tchèque, en Écosse, en Irlande et plus récemment au Musée Yamabiko au Performance Art Festival à Tokyo. Dans différents contextes culturels, elle investit, par ses actions et sa présence, l’espace intime du corps et le convertit en un lieu de transformation individuel et social. En prestation : présence par le son de voix, dans un registre aigu, accompagné de gestes compulsifs.

 

Theo Pelmus (Ottawa). Né en 1978 en Roumanie, Pelmus investit la performance à partir d'installations qui combinent peinture et vidéo. Gradué de l'Université des beaux-arts Nicolae Grigorescu (Bucarest), il a présenté plusieurs expositions en solo et en groupe au Canada et à l’étranger. Son travail aborde la question de la construction des identités et de leur dissolution, soulignant la proximité entre l'intime et le politique. Dans Eating Mozart, le performeur se confronte à un buste de Mozart préalablement sculpté en chocolat.

 

Abitek Sound System (Rouyn-Noranda). Ce collectif de Rouyn-Noranda organise des soirées de musique électronique à l'extérieur des lieux conventionnels de diffusion. Bienvenue dans l'environnement autonome festif de ce groupe composé de Gabriel Marcotte, d’Olivier Gauthier et d’Adrien Krautscheck. Abitek Sound System inondera de ses ambiances sonores et de son énergie libératoire les trois jours de la Biennale.

 

Claude Laverdière et Denis Lord (Rouyn-Noranda). Les deux amphitryons de la personnification féminine, notamment lors des ventes trottoirs à Rouyn-Noranda, ont grandement contribué à sortir la question de la liberté sexuelle sur la place publique. Connus dans la communauté gaie de l’Abitibi, ils ont ouvert les portes de l’acceptation grâce à leurs prestations loufoques et bon enfant. Pour l'occasion, ils ont accepté d’étendre leur pratique du travestisme à l’art de la performance.

 

Raafat Hattab (Tel Aviv). Jeune artiste et activiste palestinien, Raafat Hattab n’hésite pas à bousculer les prémisses des intégrismes musulmans et du conservatisme de tout acabit pour défendre les droits des gais, lesbiennes et transgenres dans la culture du Moyen-Orient. Seul invité hors Amérique, il marque par sa présence l’envers d’une culture moyen-orientale trop souvent montrée, par les médias et ses dirigeants même, comme homogène et imperméable à la diversité sexuelle.

 

Donald Trépanier (Rouyn-Noranda). Donald Trépanier vit encore et travaille toujours à Rouyn-Noranda. Il a participé à plusieurs projets et expositions de groupe au Québec et en Ontario. Il se dit performeur, cascadeur, peintre et vidéaste. Il possède en effet une faculté de passer d’un médium à l’autre avec une aisance remarquable. Ses performances tendent un fil ténu entre la culture de masse et un questionnement existentiel fébrile. L’artiste y apparait toujours comme un équilibriste joyeux. Il performera pour l’occasion accompagné de

Judith Lecompte.

 

Richard Martel (Québec). Richard Martel est un artiste-performeur défenseur de « l’art total ». À Québec, il dirige le Le Lieu où l’on présente des expositions et des évènements reliés à la performance, dont les Rencontres internationales de performance. Richard Martel participe par ailleurs régulièrement à des évènements internationaux de performance. Il compte à son actif 240 performances dans 40 pays différents et organise des évènements de performance sur une base régulière depuis plus de 20 ans. On lui doit, sur la performance, l'écrit Art action 1958-1978 paru aux Éditions intervention (2001) et aux Presses du réel (Dijon, 2005).

 

Samian (Pikogan / Montréal) Anishinabe de Pikogan en Abitibi, Samian a de tout temps écrit des textes rap. C’est en tournant un premier clip intitulé Courage dans le cadre du projet Wapikoni mobile qu’il impressionne par sa maturité et la qualité de son rap. Deux de ses clips projetés au Festival du nouveau cinéma de Montréal lui ont permis de rencontrer André Dudemaine de Terres en vues qui l’a mis en contact avec Loco Locass. Lui est alors venue l’idée d’un rap en anishinabe (algonquin). Par un énergique retour du destin, c’est dans la langue de sa grand-mère que Samian s’exprime maintenant. www.samian.ca

Présentations vidéo

 

Marnie Weber (Los Angeles). Née à Bridgeport, Connecticut, Marnie Weber vit et travaille à Los Angeles. Elle a présenté son travail au New Museum (New York), au Magasin Centre national d’art contemporain de Grenoble et au Museum of Contemporary Art (Chigago) pour l’exposition Sympathy for the Devil : Art and Rock&Roll Since 1967. Artiste des arts visuels, musicienne et performeuse, Marnie Weber a entre autres produit l’opéra rock The Spirit Girls : Songs That Never Die. The Spirit Girls, nom du groupe rock alternatif de Marnie Weber, réfère aussi aux personnages énigmatiques qui forgent dans son œuvre, avec un bestiaire élaboré, un vocabulaire pictural inquiétant, mais codé à l'extrême.

www.marnieweber.com

 

John Greyson (Toronto). Le travail du cinéaste canadien John Greyson, né en 1960 à Nelson, Colombie-Britannique, aborde fréquemment les thèmes gais. Artiste vidéaste, écrivain et activiste, il est actuellement professeur à l’Université York. Greyson s'est rendu populaire avec ses films critiques mais il est également controversé en raison de sa flamboyante théâtralité et de la complexité de son style cinématographique, et surtout de sa franche description des thèmes gais. Réalisateur de plusieurs courts et longs métrages dont Lilies (Les Feluettes), Zéro Patience et Uncut, il a aussi réalisé pour la télé, notamment Queer as Folk.

 

 

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